
César Chesnau Du Marsais fut non seulement un grammairien émérite qui a contribué avec plus de 150 articles à l’Encyclopédie de Denis Diderot mais également un philosophe matérialiste dont l’œuvre radicale, en grande partie clandestine, a connu un réel succès au XVIIIe siècle. Voltaire le comptait parmi « ces philosophes obscurs dont Paris est plein, qui jugent sainement de tout, qui vivent entre eux dans la paix et dans la communication de la raison, ignorés des grands, et très redoutés des charlatans en tout genre qui veulent dominer sur les esprits ».
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Jenny d’Héricourt [1809-1875] est l’un des grands noms du féminisme, voilé par les brumes de l’histoire. Femme philosophe engagée, elle publie en 1860 La Femme Affranchie, œuvre de synthèse qui déconstruit minutieusement tous les arguments sexistes des principaux penseurs misogynes de son époque tels qu’Auguste Comte, Pierre-Joseph Proudhon ou encore Jules Michelet. Ses critiques, qui pouvaient aussi s’adresser aux courants socialistes utopistes dont elle était proche, ont su déjouer le piège de l’argument différentialiste, pour proposer une lutte féministe adaptée à son temps.
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Le Dictionnaire des Athées anciens et modernes est une œuvre de combat contre l’obscurantisme religieux. Publiée en 1800 par le philosophe et poète Sylvain Maréchal, toute l’œuvre est traversée par les convictions républicaines, athées, matérialistes, spinozistes et épicuriennes de l’auteur. L’ensemble offre un large panorama des idées matérialistes et athées des Lumières. Document historique de premier ordre, c’est un véritable hommage aux esprits libres, proche des courants matérialistes et athées. Avec une ironie mordante, Sylvain Maréchal nous livre un compendium des propos les plus critiques envers la religion et ses représentants.
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Le Livre noir de la philosophie entend recenser les divers conflits ayant opposé les philosophes au pouvoir, sous toutes ces formes. La vie du philosophe antique ne fut en réalité nullement confinée dans une tour d’ivoire. Elle est le plus souvent engagée dans la Cité, quelques fois au péril de sa vie.
L’auteur tente ici de faire le lien entre les convictions des philosophes et leurs engagements sociaux et politiques. Qu’on ne s’attende pas toutefois à voir brossé le portrait idéalisé du penseur antique. On croisera, tout au long des 406 pages de ce livre, toutes sortes de philosophes, des plus sérieux aux pires charlatans.
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